Dans les bureaux, le marché repart après quatre années maussades. Les taux de vacance sont en baisse. Sur le segment des centres commerciaux, les rendements sont élevés (entre 7% et 10%). La hausse des taux d'intérêt n'aura pas de conséquences immédiates. Concernant l'immobilier coté, après avoir confirmé les bons résultats de 2005, les perspectives 2006 des sociétés immobilières s'annoncent excellentes.
Je ne le crois pas. Les stocks de biens résidentiels restent encore inférieurs à la demande.
Quant aux craintes relatives aux stocks de Robien susceptibles de déferler massivement sur les marchés dans les prochaines années, il n'est pas certain que cela se produise. Si les rendements liés à cet investissement restent supérieurs à ceux que les investisseurs peuvent obtenir avec un investissement alternatif, ils n'auront pas de raison de vendre leurs biens. C'est l'évolution des taux d'intérêt qui sera déterminante.
Par ailleurs, le segment de l'immobilier résidentiel devrait bénéficier d'un soutien à la demande grâce à la nouvelle loi fiscale des OPCI, permettant de créer des fonds investi en immobilier coté, mais aussi en immobilier physique.
Lorsque l'on parle de bulle immobilière on fait souvent référence à l'immobilier résidentiel. Or, ce segment de marché représente moins de 10% du marché immobilier coté dans la zone euro. Tant que les rendements offerts par les investissements immobiliers resteront supérieurs aux taux d'intérêt à dix ans, le marché de l'immobilier ne devrait pas subir de correction majeure.
En quelques mois, les taux à dix ans sont passés de 3,05% à 4,05% sans que l'on ai eu d'impact significatif sur l'immobilier. Il n'y a pas de bulle immobilière.
Contrairement à 1991, la demande de biens immobiliers est toujours forte, seules les périodes de négociations s'allongent et le stock de biens résidentiel est limité. Il existe un faisceau de facteurs favorables à l'immobilier.
Nous avons un marché actions tendu en raison notamment de faits géopolitiques, d'un prix de matières premières élevés et des doutes récurrents sur l'évolution de la croissance économique. De ce fait, les investisseurs recherchent des investissements moins volatils, décorrélés des marchés actions et à haut rendement. Or ce sont les caractéristiques du marché immobilier.
De plus, la multiplication des ménages monoparentaux accroît la demande de bien.
Le haut niveau d'endettement atteint par les ménages, ne freine pas l'achat immobilier car ils sont attachés à l'accession à la propriété. Celle-ci est favorisée par les produits innovants proposés par les banques. Seulement, les niveaux élevés de prix obligent les ménages à acheter plus petit.
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